Libérer les énergies

Investir pour demain


Une fois ce lien de confiance retissé entre le peuple et son pays, la Tunisie doit ouvrir ses ailes pour que chaque Tunisien puisse enfin vivre dignement de son travail dans son pays. Trop longtemps, l’intérêt de notre pays a été détourné au profit d’un clan ou d’une minorité.

Al Qotb, au travers de mesures ciblées, entend recréer un climat de confiance pour favoriser et développer l’initiative privée nécessaire à l’établissement d’une économie solide et durable tout en assurant une plus juste contribution de tous les acteurs économiques.

L’Etat prendra aussi toute sa part dans ce développement et assurera un rôle incitateur et structurant si cruellement absent depuis des décennies. Cet essor ne doit oublier aucune région de notre pays ni ses secteurs économiques traditionnels.

Un Etat incitateur et acteur 

34. La mise en place d’une politique nationale à moyen et long terme définissant les filières économiques à privilégier et à développer (services aux entreprises et aux particuliers, TIC, bio‐activités, centre de recherche et de développement etc.).

35. La mise en place d’un environnement administratif et juridique transparent et opposable à l’ensemble des secteurs économiques. Il s’agit de permettre l’accès aux investissements tunisiens ou étrangers dans tous les secteurs (définis par la politique nationale) sur des bases strictement vérifiables et vérifiées conformément aux cahiers des charges et des règlements en vigueur. Plus aucun secteur ne sera « réservé » à certaines personnes ou certains opérateurs économiques. Les règles du jeu seront les mêmes pour tout le monde.

36. Le lancement d’un véritable programme de Grands travaux sur l’ensemble du territoire : reconstruction et développement régional, pôles technologiques, infrastructures ferroviaires, infrastructures routières..., etc.

37. Développer et généraliser l’administration électronique et approfondir la simplification de toutes les formalités administratives

Une cause nationale : L’emploi 

38. La mise en place d’un Pacte National pour l'Emploi Le Pôle Démocratique Moderniste lancera l’initiative d’un Pacte National Pour l’Emploi. L’objectif est de créer un consensus national – traduit par la suite dans les programmes et les politiques économiques ‐ sur l’obligation de promouvoir la création d'emplois pour toutes et tous et cela de manière durable en engageant les partenaires sociaux et économiques à adopter des politiques et des programmes favorisant le plus grand nombre d’opportunités d'emplois de qualité.

8Chaque ministère et chaque institution publique devront créer des structures pour élaborer et concevoir des programmes de stage et de formation en faveur des diplômés au chômage et pour veiller au suivi de ces derniers.

Impulser le financement et l’investissement de l’économie 

39. Un assainissement et une réforme en profondeur du système bancaire Cet assainissement et cette réforme doivent porter sur de nombreux axes, notamment :

‐ Le renforcement du pole bancaire public afin de favoriser le financement des secteurs économiques stratégiques et des projets régionaux.

Le provisionnement des banques, en particulier les banques publiques, dont le portefeuille est infesté de créances irrécouvrables ou douteuses,

La mise en place de mécanismes de bonne gouvernance et de surveillance en coordination avec la Banque centrale,

La modernisation de leurs compétences pour les rendre aptes à juger les projets sur la base de leurs potentialités et non sur la seule base des garanties hypothécaires,

La décentralisation de leurs compétences pour rendre leurs agences régionales capables de financer des projets sans avoir à recevoir l’autorisation du siège,

La réduction de leur coût d’intermédiation pour le rendre compétitif par rapport aux pays concurrents de la Tunisie,

Le développement de la micro finance et de la micro assurance pour accompagner et protéger les petits porteurs et promoteurs de projets.

40. Un développement de la Bourse et du marché financier

Parallèlement à cet assainissement et à ces réformes, la renaissance de la Bourse des valeurs mobilières sera engagée. Une fois les biens saisis de l’économie de la rapine clairement inventoriés et évalués, ils pourront être mis sur le marché boursier, éventuellement dans le cadre d’un Consortium ou faire l’objet d’une mise en vente.

Nous veillerons à redynamiser le cadre juridique des SICAR et à mettre en place un cadre juridique et fiscal pour les « Business Angel » afin de développer l’appui financier aux opérateurs économiques.

41. Créer un Pôle bancaire et financier d’envergure pour les Tunisiens à l’étranger et lancer un Emprunt national à leur intention afin qu’ils soient au cœur de la construction du pays. Un secrétariat en charge des tunisiens résidents à l’étranger sera crée.

42. Charger les entreprises publiques de promotion immobilière (SNIT, SPROLS) et encourager les promoteurs privés, en partenariat avec les caisses de sécurité sociale, d’investir massivement pour construire et mettre sur le marché 10 mille logements locatifs et 10 mille logements accessibles à la propriété chaque année.

La Tunisie, un acteur économique central dans son environnement géographique mais aussi prenant pleinement sa part dans la mondialisation 

43. Engager une réforme en profondeur de nos missions économiques à l’étranger et du CEPEX (Centre de Promotion des Exportations)

Celle‐ci consiste à les doter des moyens matériels, financiers et humains nécessaires pour qu’elles prospectent des marchés, accompagnent et soutiennent les entreprises

tunisiennes ; elle consiste également à leur donner plus d’autonomie de gestion tout en assurant leur pleine articulation dans le cadre d’un Contrat‐programme fixant les objectifs à atteindre et les critères de succès (ou d’échec) avec un Haut Comité d’Appui à la Compétitivité qui sera crée. Notre objectif est qu’à terme un seul organisme centralise la promotion de l’exportation tunisienne.

44. Lançant l’initiative d’une union douanière arabec’est‐à‐dire la création d’une zone de libre‐échange des marchandises et des services et d’une taxation commune vis‐à‐vis du reste du monde.

45. Proposant aux nouvelles autorités libyennes une véritable intégration économique, sociale et culturelle, c’est‐à‐dire une liberté de circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes, mais également un affermissement et un développement des liens dans tous les domaines (éducation, santé, culture).

46. Engageant des discussions avec l’Union européenne pour un accès à l’Espace économique commun en faisant bénéficier la Tunisie, durant une période provisoire, de la levée unilatérale des restrictions aux exportations de biens et de services

47. Dynamisant le partenariat lancé par le G8 en vue d’obtenir des financements concessionnels à notre Plan de développement économique et social et en vue de la restitution de nos avoirs volés par le pouvoir déchu et se trouvant à l’étranger

48. Engageant une réelle coopération avec l’Afrique sub‐saharienne en vue d’une intensification des échanges dans tous les domaines et d’une intégration économique

49. Elargissant nos relations économiques aux nouveaux pays émergents d’Asie et d’Amérique Latine, notamment la Chine et le Brésil.

Auto suffisance alimentaire et soutien aux secteurs économiques traditionnels (Agriculture et Pêche)

50. Mettre en œuvre une stratégie nationale de sécurité alimentaire fondée, en priorité sur la production nationale de céréales et l’installation des capacités de stockage nécessaires.

51. Assurer l’assainissement des organisations professionnelles agricoles existantes

52. Accorder une assistance aux agriculteurs pour la création de leurs organisations syndicales représentatives

53. Engager une rétrocession progressive aux agriculteurs des services d’encadrement entre les mains de l’Administration et leur assistance dans la création de véritables Chambres d’Agriculture dans chacun des gouvernorats

54. Procéder à une évaluation de l’utilisation des terres domaniales et l’organisation d’une Conférence nationale en vue d’assurer leur mise en valeur optimale

55. Accorder une amnistie aux petits agriculteurs pour les prêts en souffrance dont le montant est inférieur à 5000 dinars

56. Engager une réforme du système de financement pour le rendre accessible à la majorité des agriculteurs

57. Mettre en place une stratégie nationale de valorisation de nos produits agricoles à l’exportation, en particulier l’huile d’olive, les produits biologiques et les plantes médicinales

58. Lutter contre l’érosion des sols par des actions préventives visant une gestion rationnelle des terres, combinées à des actions curatives de bonification, de réhabilitation et de restauration

59. Inciter à la mise en place des circuits courts de distribution pour les productions agricoles (cantines, administration)

60. Un appui à l’auto‐organisation des pêcheurs selon leurs spécificités

61. L’instauration des mécanismes de concertation et de dialogue permanent entre les différentes catégories de pêcheurs et les institutions administratives

62. La mise en place d’un Secrétariat d’Etat ou d’un Commissariat Général à la Pêche regroupant toutes les institutions et toutes les instances en charge du secteur

63. L’élaboration, avec la participation de toutes les parties prenantes, d’une nouvelle politique de développement du secteur, guidée par une optique de développement durable et équitable

64. La mise en place d’un Observatoire de la faune et de la flore marine, en charge du suivi des ressources

65. L’encouragement de la recherche finalisée 66. La mise en place d’un programme de lutte contre la pêche illégale et abusive

67. L’instauration du repos biologique approprié et l’octroi d’une compensation aux pêcheurs

68. L’instauration d’une véritable couverture sociale au profit des pêcheurs 

69. L’autorisation de fabrication et de licence pour les barques côtières

Un Tourisme revisité et valorisant notre patrimoine culturel et naturel 

70. Enrichir le contenu du tourisme et promouvoir le tourisme culturel et naturel, particulièrement dans les régions intérieures, en engageant immédiatement une stratégie intégrée de mise en valeur des sites et des circuits, en promulguant des avantages financiers et fiscaux particuliers et en favorisant une nouvelle typologie de l’hébergement (maison d’hôtes, gîte d’étapes, hôtel de charme, pension de famille, logement chez l’habitant).

71. Améliorer la qualité des services et refonder la politique de l’emploi et de la formation :

impliquant les professionnels de chaque région dans les programmes et la gestion des centres de formation,

instaurant un livret professionnel qui permettra un meilleur suivi des carrières, améliorant l’encadrement du secteur par l’intégration de nombreux diplômés du Supérieur (Langues vivantes, Histoire, Géographie, Sociologie, Droit, Gestion et Marketing), Instaurant une politique salariale plus incitative, favorisant la stabilité et la progression dans l’entreprise et une politique sociale plus avancée à travers, notamment, la création de centres d’hébergement décents et de structures d’accueil pour les différentes catégories du personnel travaillant dans les zones touristiques.

72. Mettre en œuvre de nouvelles stratégies de promotion et de commercialisation :

inscrivant efficacement le tourisme tunisien dans les nouveaux circuits de vente par la mise en place d’un portail national du tourisme tunisien et le raccordement de tous les hôtels au Net ;

réformant la politique du transport aérien en généralisant l’Open Sky et des compagnies Low Cost.

encourageant et développant le droit des Tunisiens aux vacances et en incitant les entreprises et les administrations à offrir à leurs employés des séjours touristiques.