Un projet au service du citoyen, protégeant les plus faibles et mettant en avant la valeur travail et citoyenne
Notre modèle social est fondé sur la solidarité, l’équité et l’inclusion dans tous les domaines. Il signifie la garantie de l’accès universel à tous à une éducation et à une santé de qualité, au logement et aux droits sociaux et une lutte sans merci contre toutes les formes de discrimination et d’exclusion. La mobilisation de notre diaspora, son inclusion dans notre œuvre de développement sont une partie constitutive de notre modèle social.
Refonder notre modèle signifie pour Al Qotb : - Réhabiliter notre système d’éducation, de formation et de recherche - Garantir un accès universel à une santé de qualité - Renforcer les droits sociaux et le dialogue social - Œuvrer pour une culture partout et pour tous - Promouvoir un développement durable et solidaire
Une révolution éducative au service des jeunes générations pour une adéquation entre formation et emploi
73. Des « Etats généraux de l’enseignement » Réunissant enseignants, élèves, parents, pouvoirs publics, institutions de la société civile et politique, ils élaboreront une charte de l’enseignement « Projet national pour l’Education » définissant le projet national, les principes et les valeurs qui le fondent, les droits et les devoirs de chaque partie prenante, les objectifs à atteindre et déclarant l’enseignement première priorité de la Nation, bien suprême à l’abri de toute instrumentalisation politique.
74. L’instauration de l’orientation vers l’enseignement général, technique ou professionnel à partir de la fin du cycle de base
75. L’introduction de l’année préparatoire publique pour tous les élèves âgés de 5 ans
76. Une mise en application de la loi sur l’enseignement obligatoire par la prise en charge des élèves en situation d’abandon ou de difficulté scolaire
77. Une révision drastique de la pratique des cours particuliers donnés par les enseignants à leurs propres élèves, et la mise en place au sein même de l’école, de cours de soutien des élèves en difficulté dont les modalités seront étudiées et pourront tenir compte de la situation familiale.
78. Prise en charge à 50% des ouvrages scolaires des élèves de l’enseignement public de base,issus de foyers fiscaux à revenu modeste.
79. Réhabiliter la formation professionnelle et technique par une meilleure orientation à l’issue de l’école de base vers des filières diversifiées et directement reliées au monde du travail et par la création de baccalauréats techniques
80. Développer des formations intégrées en alternance entre centres d’enseignement et entreprises et la formation tout au long de la vie
81. Revaloriser les diplômes professionnels en leur accordant l’accès à l’université tant pour ses filières courtes que pour ses formations d’ingénieurs.
82. Redéfinir une véritable politique de développement des pôles technologiques et requalifier leur implantation dans les régions
83. Réexaminer le système d’orientation universitaire de manière à mieux tenir compte des besoins réels du pays, des vœux et des profils des candidats
84. Encourager et développer le jumelage, la co‐diplomation et les échanges de professeurs et de doctorants avec les meilleures universités étrangères
85. Equiper les institutions universitaires en locaux d’enseignement décents, en bibliothèques, en bureaux d’enseignants, en matériel scientifique, en équipement informatique et en lieux d’activités culturelles et sportives dotées des ressources humaines appropriées.
86. Conférer au Conseil supérieur de la recherche scientifique sa dimension stratégique pour participer à la politique nationale de la recherche scientifique
87. Etablir une politique nationale de la recherche scientifique en accordant la priorité aux recherches finalisées dans des secteurs prioritaires et en valorisant la synergie entre le monde de la recherche et le monde productif sans sous‐estimer l’importance de la recherche dans les domaines des sciences humaines
88. Des mécanismes incitatifs d’évaluation rigoureux avec des normes internationales permettant une meilleure visibilité, des performances des différentes structures de recherche
Un système de santé de proximité moderne et efficace
89. Convocation des Etats Généraux de la santé Des Etats généraux de la santé doivent être organisés rapidement. Toutes les composantes de la société (Ministère de la santé, partis politiques, organisations professionnelles, organisations d’usagers, société civile etc.) doivent y participer en vue d’adopter un programme de réformes.
90. L’établissement d’une nouvelle carte sanitaire et la mise à niveau du secteur public de la santé
- au renforcement des structures de première ligne (dispensaires, centres de protection maternelle et infantile, ...). Ces structures seront dotées d’un personnel médical et paramédical, d’un équipement adéquat et de la disponibilité des médicaments pour la prise en charge des pathologies courantes, des malades chroniques et pour assurer les prestations sanitaires à caractère préventif en œuvrant pour la mise en place d’un planning d’ouverture des ces centres à raison de deux séance par jour dans les zones rurales et tout au long de la journée pour les zones urbaines. . Dans les grandes agglomérations urbaines, il faut multiplier les Centres de Santé Intermédiaires desservant une population de 100 000 à 150 000 personnes. Ils doivent disposer d’un plateau technique de base et offrir des consultations spécialisées, pour rapprocher les services de soins de la population et réduire l’encombrement des hôpitaux,
- à la transformation des hôpitaux de circonscription (HC) en hôpitaux de jour pour assurer le maximum de prestations par une équipe pluridisciplinaire rattachée à l’hôpital régional sans avoir à assurer l’hospitalisation des patients,
- à la revalorisation de la place et du rôle de l’hôpital régional. Celui‐ci doit être doté de toutes les spécialités de base, être équipé pour remplir sa mission de référent pour les structures de première ligne, prendre en charge les citoyens au niveau de leur région et réduire ainsi l’encombrement des structures universitaires qui ont d’autres missions que les soins,
‐ à la création, à l’intérieur du pays, de pôles régionaux de référence. Chacun des hôpitaux régionaux de ces pôles sera doté, outre les spécialités de base, de certains services spécialisés (cardiologie, carcinologie, etc...) de haut niveau qui rayonneront sur l’ensemble de la région concernée.
91. Des réformes institutionnelles :
- la création d’une Haute Autorité de la Santé (chargée de l’élaboration des recommandations pour promouvoir les bonnes pratiques et le bon usage des soins, d’améliorer la qualité des soins, d’évaluer, d’informer les professionnels de santé et le grand public
- la création d’une Commission de suivi des plaintes au sein de chaque établissement hospitalier,
- la réorganisation des instances de consultations dans le domaine de la santé : le conseil supérieur de la santé, les textes relatifs aux conseils régionaux et locaux pour renforcer la participation du citoyen à la prise de décision au niveau local et national concernant les questions de la santé, notamment par l’encouragement et le soutien à la création d’associations des usagers des structures sanitaires (publiques et privées).
92. Des réformes complémentaires :
- l’amélioration de la situation du personnel paramédical, actuellement sous rémunéré, - l’encadrement drastique de l’Activité Privée Complémentaire (APC) en vue d’éliminer les effets négatifs qu’elle a pu avoir sur la disponibilité effective de soins de qualité dans les hôpitaux universitaires et sur la formation médicale, - la revalorisation conséquente du statut du personnel hospitalo‐universitaire, - l’engagement d’une réforme des études médicales et paramédicales pour une meilleure adéquation de la formation aux besoins du pays et aux exigences de la qualité des soins, - le développement des technologies modernes, en particulier la télémédecine pour favoriser la coopération entre les différents niveaux des structures sanitaires, Autorité publique indépendante à caractère scientifique, dotée de la personnalité morale et disposant de l’autonomie financière) scientifiquement l’intérêt médical des médicaments, des dispositifs médicaux et des actes professionnels et d'améliorer la qualité de l'information médicale,
- l’institutionnalisation du parrainage des structures régionales par les structures universitaires,
- la mise en place d’un partenariat public ‐ privé (PPP) pour l’installation et l’utilisation des équipements lourds,
- la promulgation de mesures d’encouragement à l’installation des spécialistes dans les régions défavorisées.
Ces réformes, absolument indispensables, exigeront des ressources financières additionnelles notables. La part de l’Etat qui a baissé au cours des 20 dernières années doit augmenter, ainsi que celle de la CNAM. La santé doit être financée à hauteur des 2/3 au moins par l’Etat (l’impôt) et la CNAM et la part des ménages devrait descendre à moins du tiers.
93. La mise sur pied d’une Commission nationale de la couverture sociale
Composée de représentants des syndicats ouvriers et patronaux, d’experts nationaux et des bénéficiaires (bénéficiant de l’appui d’experts internationaux appartenant aux organisations internationales pertinentes telles que le Bureau International du Travail et l’Association Internationale de Sécurité Sociale), elle a pour mission d’étudier les voies et moyens permettant d’assurer le financement de l’accès universel à la santé et la pérennité du système de retraite par répartition et de les soumettre à un débat national.
Une culture partout et pour tous
94. L’Etat doit garantir le respect de la liberté de création et le droit du citoyen à une culture pluraliste
95. Convocation des « Etats généraux de la culture »
96. Doubler le budget du Ministère de la Culture
97. Lancer un programme national de constructions d’équipements culturels en particulier dans les régions et quartiers délaissés permettant de favoriser l’accès à la culture pour tous.
98. Aider les professionnels à s’organiser afin qu’ils soient en mesure d’assurer par eux‐ mêmes la gestion de leurs activités à tous les stades.
99. Compléter la mise en place du cadre juridique pour une protection efficace de la propriété intellectuelle et le copyright.
Le Sport vecteur d’éducation et de citoyenneté
100. Redonner de l’importance au sport scolaire et universitaire qui permettra de recruter aussi de jeunes talents 101. Engager une réforme fondamentale dans la structuration des institutions fédérales sportives pour plus de transparence et de compétence
102. Multiplier les espaces publics destinés à la pratique des activités sportives (terrains, parcours de santé...)
103. Imposer la construction d’espaces dédiés à la pratique des sports dans les projets immobiliers destinés à l’habitation
104. Lancer des académies du sport, avec un encadrement de qualité pour développer le sport d’élite
Un développement durable et solidaire
105. Engager un vaste programme de forestation et de re‐forestation
106. Encourager et subventionner le recours aux énergies renouvelables, en actualisant et en mettant en œuvre le Plan solaire
107. Diversifier les fournisseurs et le bouquet énergétique par la mise en valeur des ressources nationales en énergies renouvelables éoliennes et solaires en particulier
108. Mettre en œuvre une intégration, à l’échelle régionale (maghrébine et méditerranéenne) du système électrique tunisien pour améliorer son efficacité et permettre une meilleure mise en valeur de certaines énergies renouvelables
109. Soutenir un programme national de recherche autour de l’agriculture durable
(amélioration des espèces cultivés, techniques d’irrigation, etc.)
110. Intégrer des critères de développement durable dans les marchés publics afin de favoriser les bonnes pratiques environnementales (matériaux utilisés, retraitement des déchets, bâtiment à faible consommation énergétique, etc.)
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